Hilkhot Pessah’ – troisième partie – Rav Hananel Zini

La veille de Pessah’
1. Il est interdit de consommer de la Matsa la veille de Pessah’ sous quelque
forme que ce soit : cuite, frite, hachée ou mélangée.
2. On pourra consommer de la Matsa ‘Achira (qui ressemble à des petits
gâteaux) jusqu’à la dixième heure, même dans les communautés ashkénazes.
3. La Matsa ‘Achira qui ressemble à la Matsa normale sera interdite à la
consommation la veille de Pessah’, même dans les communautés séfarades.
4. On ne travaillera pas la veille de Pessah’ à partir de la moitié de la journée
(‘hatsot), sauf pour ses propres besoins pour la fête.
5. On ne consommera pas de mets rassasiants à partir de la dixième heure pour
qu’on consomme, le soir, la Matsa avec appétit. cependant on pourra
consommer quelques fruits et legumes.
6. C’est une bonne chose de se couper les cheveux en l’honneur de Pessah’, et
ce avant ‘hatsot. De même pour ceux qui se rasent.
7. On dressera la table du Séder avant le début de la fête.
Le soir du Séder
8. On s’accoudera, aux moments indiqués dans le courant du Séder, sur le côté
gauche, même pour les gauchers.
9. S’accouder signifie pencher le corps vers le côté gauche mais pas la tête.
10. Si on ne s’est pas accoudé lorsqu’on le devait on ne sera pas quitte et on
devra reboire le verre ou consommer à nouveau l’aliment en question en
s’accoudant cette fois.
11. Les femmes ne sont pas tenues de s’accouder. Si on a l’habitude d’être
allongés sur des lits les femmes s’en abstiendront par pudeur. Cependant, si
une femme est assise sur une chaise, elle penchera le corps vers le côté
gauche.
12. A priori on prendra, pour le Séder, un verre qui ne contient pas beaucoup
plus que la quantité de « révi’it » (86 cm³), et ce afin de ne pas s’enivrer.
13. On pourra mélanger de l’eau au vin, tant que la majorité soit du vin.
14. On boira la majorité du verre pour chacun des 4 verres.
15. A priori on utilisera du vin rouge sec (ou demi-sec) pour le Séder. Le jus de
raisin est également utilisable pour le Séder. A posteriori pourront également
être utilisés le vin doux ou le vin blanc.
16. Entre le premier et le second verre (durant tout le récit de la première partie
de la Haggadah) on pourra boire toute boisson sauf les alcoolisées, afin qu’on
ne s’enivre pas.
17. On prendra a priori de la salade verte (romaine) pour le Maror. Ceux qui ont
pour coutume de consommer du raifort mangeront également une quantité
de cazaït de salade verte, et ce afin de s’acquitter de ce qui est écrit dans le
Talmud, à savoir qu’on ne peut s’acquitter de la Mitsva du Maror en
consommant des racines (comme le raifort).
18. Celui qui n’a pas de Matsa Chmoura pour le Séder utilisera de la Matsa
normale. Et s’il n’a qu’une quantité de cazaït de Matsa Chmoura, il la gardera
pour l’Afikomen.
19. Lorsqu’on doit consommer la Matsa on récitera la Brakha « ‘al akhilat matsa »
sur la Matsa supérieure et celle du milieu (qui aura été brisée lors du ya’hats).
On devra en consommer cazaït de chacune des deux.
20. La quantité de cazaït pour une Matsa industrielle correspond à peu près à 2/5
de la Matsa. Pour une Matsa faite à la main cela correspondra à
approximativement à 1/5 de Matsa. Pour la laitue on prendra une grande
feuille.
21. Lorsque l’on consommera le Maror on trempera simplement la laitue dans le
‘Harosset afin de ne pas annihiler son goût amer.
22. On consommera le Maror sans s’accouder.
23. Pour le Corekh on devra utiliser une quantité de cazaït de Matsa, cazaït de
Maror et on pourra y rajouter autant de ‘Harosset que l’on veut.
24. On devra consommer la quantité de cazaït dans le laps de temps de 9
minutes.
25. Apres avoir terminé tout le repas on consommera l’Afikomen. Il n’est pas
nécessaire de le consommer avant le milieu de la nuit (‘hatsot), tant que c’est
pour rajouter des Divrei Torah. Cependant il sera mieux de consommer la
première Matsa (du motsi) avant ‘hatsot.
26. Si on a oublié de consommer l’Afikomen et on s’en souvient après maïm
a’haronim (dernières ablutions avant le Birkat Hamazone), on le consommera
sans prononcer la bénédiction « hamotsi ». Cependant, si on s’en souvient
après avoir récité le Birkat Hamazone, on refera nétilat yadaïm, hamotsi et
alors on consommera l’Afikomen.
27. Après avoir consommé l’Afikomen on se mangera et on ne boira rien sauf de
l’eau.
28. Si quelques participants du Séder se sont endormis lors du repas de fête ils
pourront continuer à manger en se réveillant. Si tous les participants se sont
endormis ils ne pourront poursuivre la Séouda à leur réveil. S’ils n’ont que
somnolé, ils pourront poursuivre le repas.
29. Le soir de Pessah’ on ne récitera pas le Chéma avant le coucher (kéri’at
Chéma ‘al hamita). Certains disent qu’on ne récitera que le premier
paragraphe du Chéma.
30. Si on oublie le passage « ya’alé véyavo » dans le Birkat Hamazone – si on a
entamé la Brakha suivante (donc prononcé le nom de D.) on recommence du
début ; dans le cas contraire on rajoutera la Brakha suivante : Baroukh ata adonaï
élohénou mélekh ha’olam chénatane yamim tovim léisraël léssassone
oulesim’ha ète yom ‘hag hamatsot hazé, Baroukh ata a-donaï mékadech
israël véhazémanim. Pendant ‘Hol Hamo’ed on ne se reprend pas.
31. A la fin de Yom Tov (qui ne tombe pas Chabat) on fera la Havdala uniquement
sur le vin, sans béssamim et bougie.

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