Hilkhot Roch Hachana – Rav Hananel Zini

Dinim de la veille de Roch Hachana
1. Certains ont pour coutume de jeûner la veille de Roch Hachana. S’il y a une
Brith Mila ce jour-ci aucun d
Dinim de la prière de Roch Hachana
1. Dans certaines communautés, à Roch Hachana et Yom Kippour, l’officiant
récite toute la prière (‘Amida comprise) à haute voix. Cette habitude ne pose
pas de problème, spécialement en Terre d’Israël, car chacun détient un
ma’hzor (livre de prières spécial pour les fêtes) et donc ne sera pas perturbé
par la prière à haute voix de l’officiant.
2. C’est une bonne chose de rallonger la prière et les Piyoutim (poésies
spéciales traditionnelles récitées à Roch Hachana et Yom Kippour) au moins
jusqu’à ‘Hatzot Hayom (le milieu de la journée – vérifier l’heure dans un
calendrier selon l’endroit), et il n’y a aucun interdit, un jour Yom Tov, d’arriver
à ‘Hatzot Hayom étant à jeun, à la différence du Chabat. Bien au contraire,
beaucoup de nos Sages jeûnaient les deux jours de Roch Hachana. Et bien
que selon la Halakha on ne jeûne pas à Roch Hachana, beaucoup de
communautés séfarades ont pour coutume de jeûner jusqu’à ‘Hatzot Hayom,
et s’abstiennent même de boire un verre d’eau le matin avant la prière; ceci
est un bon Minhag.
3. On ne fera pas de Kidouch avant le Chofar car il est formellement interdit de
manger avant de l’avoir entendu. De même on ne fera pas de Kidouch entre
le Chofar d’avant Moussaf et le Chofar durant Moussaf car cela est une
interruption entre les différentes étapes du Chofar, ce qui est évidemment
défendu.
4. Certaines communautés ont pour habitude d’honorer le Tokéa’ (celui qui
sonne le Chofar) en le faisant monter à la Torah.
5. Si l’officiant, le Tokéa’ ou le ba’al-koré (celui qui lit la Torah) prennent un
salaire pour leurs fonctions lors du Chabat et des jours de fêtes, ceux-ci ne
verront aucun profit de ces revenus, car c’est un salaire pour Chabat et Yom
Tov, même s’ils ne transgressent aucun interdit.
6. Celui qui prie seul le matin de Roch Hachana essaiera de faire concorder au
maximum, au niveau de l’horaire, sa prière et celle prononcée par le public, le
Tsibour, surtout la prière de Moussaf. De toute façon il ne pourra réciter le
Moussaf avant la quatrième heure de la journée (à calculer séparément pour
chaque endroit).
7. Si deux personnes se retrouvent dans un lieu sans Minyan, et que l’un sait
prier et le second non, le premier ne pourra acquitter le deuxième, même s’il
prie à haute voix. Cependant, si le second ne prie pas du tout si le premier ne
lui lit pas la prière à haute voix, celui-ci adoptera cette possibilité et le
deuxième répondra Amen après chaque bénédiction.
8. Les communautés qui ont pour habitude de combiner dans la prière les
Piyoutim de nos Sages traditionnellement récités à Roch Hachana (appelés
dans certaines communautés Ma’hzor Katan ou Kérovote) pourront le faire
sans crainte d’interdit ou de Hefsek (interruption dans le cours de la prière)
comme certains le disent aujourd’hui. Cependant on n’insèrera pas dans la
prière des Piyoutim que l’on n’avait pas l’habitude de réciter à ces endroits,
on les reportera entre la prière de Cha’harit et la lecture de la Torah. Et
chaque communauté fera selon son habitude et son Minhag et on ne
changera pas comme il est dit :  ֶמִּ א תַ רֹתּו שֹׁטִּ תּ-אַלְ ו – ne délaisse pas les
instructions de ta mère (Proverbes 1-8 et 6-20). Et on ne fera pas de
controverse dans la synagogue, surtout à Roch Hachana.
Divers
1. On a pour habitude de se souhaiter mutuellement טובה וחתימה כתיבה – Ktiva
va’hatima tova, ou ולשלום טובים לחיים ותחתם תכתב – Tikatèv vété’hatèm
lé’haïm tovim oulechalom.
2. Le premier jour de Roch Hachana, après Min’ha, on a l’habitude de réciter le
Tachlikh. Pour cela on se rendra dans un endroit où il y a une source d’eau
naturelle comme la mer, un lac, un puits, une source, un ruisseau ou autre,
mais pas devant quelque chose d’artificiel tel qu’un robinet.
3. Si le premier jour de Roch Hachana tombe le Chabat on reportera la
récitation du Tachlikh au second jour, et si le premier jour de Roch Hachana
tombe le jeudi on observera de réciter le Tachlikh le premier jour
impérativement.
4. Certains ont pour habitude de ne pas dormir à Roch Hachana dans le courant
de la journée. Selon le Ari zal (Rabbi Its’hak Louria1
) on observera cette
coutume jusqu’à ‘Hatzot Hayom (ainsi, pour ceux qui ont cette habitude il
faudra se lever à l’aube). Cependant, après ‘Hatzot Hayom, on pourra dormir.
Et certains font attention de pas dormir du tout dans le courant de la
journée.
Dinim de Roch Hachana
1. Le jour de Roch Hachana est un jour de Yom Tov, un jour de fête, et on ne
jeûnera pas durant ces jours, ainsi que durant Chabat Chouva. On doit se
réjouir durant ces journées et on abondera en Sé’oudot (repas de fêtes)
comme à chaque Yom Tov.
2. Il est interdit de préparer quoi que ce soit durant le premier jour de Roch
Hachana pour le second, y compris de laver la vaisselle utilisée le premier
jour ou de dresser la table pour le deuxième soir par exemple. Cependant il

1
Rabbi Its’hak Ashkénazi Louria (Jérusalem 1534- Safed 1572). Rabbin et kabbaliste, considéré comme
le penseur le plus profond du mysticisme juif parmi les plus grands et les plus célèbres.
est permis de sortir des aliments du congélateur pour qu’ils décongèlent, car
cela n’est pas considéré comme une préparation.
3. Le second soir de Roch Hachana on récitera également la bénédiction de
Chéhé’hiyanou. Et on a pour coutume de déposer un nouveau fruit sur la
table lors du Kidouch comme des nouvelles olives ou des coings. Cependant,
même si on n’a ni nouveau fruit ni nouveau vêtement on fera quand même la
bénédiction de Chéhé’hiyanou, car celle-ci est prononcée essentiellement
pour le Yom Tov.
Le Séder de Roch Hachana
1. Les soirs de Roch Hachana on a pour habitude de consommer certains
aliments et de prononcer certaines ‘demandes’ (bakachot) avant chacun
d’entre eux, afin de placer toute la nouvelle année sous un bon signe. Ce
Minhag est communément appelé le Séder de Roch Hachana. La source de ce
Minhag se trouve dans le Talmud, et chaque communauté, au fil des siècles, a
rajouté certains aliments au Séder de base décrit dans le Talmud. Chaque
communauté fera selon son habitude.
2. Ceux qui ont pour habitude de consommer de la tête d’agneau feront
attention de l’acheter dans un endroit de confiance sur le plan de la
Cacherout, et on vérifiera le ‘sceau’ de la Cacherout apposé sur la langue.
3. Le Minhag le plus exact est de faire le Séder après le Motsi. Ceux qui ont pour
habitude de le faire avant, afin de multiplier les bénédictions, peuvent le faire
en toute quiétude. Dans les deux cas on devra de toutes façons prononcer la
bénédiction sur les fruits de l’arbre (העץ פרי בורא – boré péri ha’ètz) car le
Motsi n’acquitte pas les fruits de l’arbre.
4. On doit tremper le Motsi dans le sel, même à Roch Hachana. Certains ont
pour habitude de le tremper également dans du miel, d’autres dans du sucre.
5. On consommera d’abord, durant le Séder, des fruits d’Eretz Israël, et on
commencera par les fruits pour ensuite passer aux légumes. Certains disent
que l’on peut faire le Séder dans n’importe quel ordre. Ainsi certaines
communautés ont pour coutume de faire le Séder selon le premier avis
(datte, grenade, pomme dans le miel, légumes, poisson, tête). Les
communautés séfarades ont adopté la seconde opinion (pomme dans le miel,
poireau, blettes, datte, courge, sésame, grenade, poisson et tête). Celui qui
d’a pas de coutume connue fera comme le premier avis.
6. Quand on récitera les bakachot avant la consommation de chaque aliment du
Séder, le maître de maison les récitera à haute voix et les personnes
présentes répondront : Amen. Et chacun peut réciter également les textes
pour lui-même. Cependant, pour la récitation des bénédictions, il est
préférable que chacun les récite personnellement.

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