Ki Tissa: La sainteté du temps – Rav Benitah

Après la révélation au Mont Sinaï, après la rencontre insolite avec notre Créateur, l’exigence, décrite dans notre Parasha (ch. 30, v. 23)  de se retrouver à raison de 3 fois  par an dans un espace confiné peut sembler quelque peu réductrice: « Trois fois par an, tous tes mâles paraîtront par-devant le Souverain, l’Éternel ».  Afin d’en saisir la raison, je vous propose d’étudier ensemble un enseignement du Rav A.I. Kook. Il nous faut  tout d’abord souligner que c’est grâce à la dimension du temps et de l’espace que l’homme peut révéler son lien intrinsèque à  son Créateur. Les engagements que nous prenons tout au long de la semaine dans nos activités diverses prennent réellement leur sens grâce à la finalité du Chabat: » La sainteté exprimée durant les fêtes révélant par là-même l’idée du Bien, prend sa source dans l’expérience vécue du Chabat, archétype du lien intime à Dieu, de notre sentiment de reconnaissance envers Ashem. Ainsi en chaque fête, la dimension du Bien,  illustrée par le sentiment de joie qui nous anime, se révèle même partiellement ». Nous re – découvrons cette relation privilégiée que nous connurent durant l’avènement du Sinaï, de manière différente, plusieurs fois dans l’année, en hiver, au printemps, en l’honneur du nouveau mois; chaque fois l’occasion de renouveler cette rencontre nous est proposée. « Notre Peuple sait reconnaitre toute la bonté du Créateur, le plaisir de pouvoir  prendre part au banquet onctueux dans Sa Demeure Suprême. Et les fêtes permettent de révéler ce lien. Les festivités de pèlerinage élèvent l’homme et révèlent son potentiel, lui permettent d’Etre aux cotes de Dieu. « Seront vus [paraitront] » et de la même manière viendront voir [notre Créateur] ».

Ainsi ce verset nous enseigne toute l’importance et la capacité de vivre éclairé par la Sainteté dans notre quotidien, avec comme nous le précisions des moments plus intenses, des « moments-clés », comme l’énonçait le Professeur Neher. « Deux enseignements nous sont transmis », poursuit le Rav Kook,  » l’un, la connaissance du Bien absolu, d’où proviennent le plaisir et la joie intense » ressentis en particulier durant ces moments- clés, « le second,  la possibilité offerte à l’homme  de parfaire, d’améliorer sans cesse la réalité, car étant  relié profondément à Dieu, à Sa Parole, à Ses décrets et  désirant ardemment être à Ses cotes, il permet de Le révéler dans les Cieux et sur la Terre. «     (Kovets 1,  523)

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