VAYICHLAH: RENCONTRER ‘ESSAV, HIER ET AUJOURD’HUI

La Paracha de Vayichlah’ fait partie des plus riches en informations pour comprendre
ce que le Peuple Juif vit depuis 2.000 ans, sans pour autant les dévoiler au grand
jour. Il nous faut l’appui de la Tradition Rabbinique pour nous éclaircir. Le Ramban
enseigne que tout ce qui est arrivé à notre ancêtre Ya’akov avec ‘Essav n’est qu’un
prélude de ce qui adviendra aux enfants d’Israël face à ses descendants, identifiés
par les Sages en l’empire romain puis tout le monde occidental, et ce
jusqu’aujourd’hui.
Ya’akov passe plus de 20 ans en exil chez Lavan. Son unique prière en quittant Israël
fut de conserver son identité et de ne pas tomber sous l’influence de son oncle et de
toute sa culture. Certes il s’y est enrichi et y a fondé la famille qui sera à l’origine de
tout le Peuple, mais son retour vers la Terre d’Israël est loin d’être paisible. Le
Midrach décrit comment Ya’akov se prépare à rencontrer son « frère »: avec des
cadeaux, ce que nous avons du faire assez fréquemment avec ‘Essav pour sauver
notre vie ; ensuite la Téfila, valable en toute circonstance ; et enfin la guerre, chose
que nous ne pouvions pas faire en exil.
Les Sages se demandent pourquoi ‘Essav vient ainsi à la rencontre de Ya’akov. Même
s’il voulait le tuer, il avait juré de ne pas le faire du vivant de leur père Its’hak! Les
‘Hakhamims répondent ainsi : c’est Ya’akov lui-même, en lui envoyant des présents,
qui a réveillé sa colère et c’est ce qui l’a incité à venir à sa rencontre pour l’éliminer.
Le Ramban rajoute que la cause de la destruction du second Temple n’est autre que
l’alliance contractée par les Rois Asmonéens avec l’empire romain!
Le combat titanesque qui l’oppose à l’ange tutélaire de ‘Essav dure toute la nuit, qui
symbole l’exil, et, à l’approche de l’aurore, ce dernier ne laissera Ya’akov réintégrer
la Terre d’Israël qu’après lui avoir affligé un coup qui le laissera boiteux et affaibli. Le
Peuple Juif est sorti, lui aussi, boiteux et ‘diminué’ de la Galout, son « frère » qui feint
de l’embrasser ne rêve que de le mordre au cou. Inutile d’en rajouter en lui offrant
des présents en s’abandonnant à sa culture. Aujourd’hui pas moins qu’hier.
Chabat Shalom !

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